• Marina

Banana field day


On ne peut se couper d'une part de soi.


J’ai eu l’appel du voyage et de l’aventure très jeune .

Mais j’ai longtemps cru qu’il fallait lutter contre, pour avoir une vie “normale”, être "adaptée".


Je me suis toujours sentie pas adaptée, alors j’ai toujours beaucoup lutté pour que ça ne se devine pas . Au quotidien et dans les grandes directions: faire des études, avoir une vie “maison témoin"… Vous savez, la liste avec la maison, le mari, le sourire Joconde, le chien…

J'étais fière de moi, je m'étais bien adaptée.

Sauf que ça ne m’allait pas.

Moi je rêvais de liberté, de découvertes.


Quand il vient, on ne peut ignorer l’appel de la vie. On ne peut se couper d’une part de soi même.

C’est le pari que j’ai fait.


J’ai quitté la vie bien rangée en Espagne et les promesses dorées qui m’attendaient pour partir goûter l'aventure.

Le pari avait un prix. Je savais ce que je perdais, pas ce que j’allais trouver.


A chaque fois que je me suis retrouvée dans un avion je me suis demandée “Mais qu’est ce qui t’a pris?! T’es complètement folle c’est pas possible! Tu ne pourrais pas être un peu normale parfois?! Avoir des envies comme tout le monde ?!”


Mais en fait on ne peut pas être autre chose que soi même.

Et une fois sur place je ne l’ai jamais regretté. Je m’en suis même toujours félicitée.


Si j’étais restée, j’aurais eu une belle maison, un beau mari, des enfants… Et j’aurais probablement été sous antidépresseurs parce que ce n'étais pas la vie que je voyais pour moi.

On ne peut pas rejeter cet appel au fond de soi, on ne peut pas se changer soi. Même quand le cv semble merveilleux autours.


On ne peut pas être heureux en vivant le rêve de quelqu'un d'autre si ce n'est pas le sien.


Le bonheur vient lorsque l'on se met à l'écoute de son soi profond et qu'on a la folie de le suivre.

Cette part nomade en moi n'a jamais disparue quand bien même j'essayais de la faire taire.

Le voyage m’a fait goûter à l'émerveillement et à la joie alors que dans ma vie je n’arrivais pas à imaginer ça. Le voyage me fait sentir vraiment vivante.

Suivre mon envie me fait sentir en vie.


Dans ce voyage, je me suis retrouvée dans une forêt de bambou en Thaïlande à vivre le quotidien des cornacs et à prendre soin des éléphants.

C’était un de mes plus grands rêves.

Le jour où cette photo à été prise, je venais de couper des bananiers entiers à la machette pour nourrir nos gros mangeurs de protégés. On avait échappé aux araignées qui tombent des feuillages, j’étais couverte de sueur, de poussière, de boue, je m’étais baignée dans la rivière avec les éléphants, j’étais dégueulasse, épuisée de tout ce qu’on avait déjà porté, et la journée n'était pas finie.

Mais à ce moment-là, dans l’arrière du camion qui nous ramenait avec la cargaison, j’étais la plus heureuse du monde.


Pour moi les voyages c’est la vie. C’est ma vie.

Les voyages ne changent pas les choses, ils changent les gens. A chaque nouveau, c’est un pas de plus vers soi.


Aujourd’hui je me dis pourquoi vouloir être normale quand on peut être soi? C’est tellement plus riche.


Alors de tout mon cœur de vous souhaite d’oser: Une vie qui vous ressemble Une vie qui vous fasse vibrer Peu importe ce que vous mettez derrière ces termes. Faites ce qui vous rend vivant. Créez DE LA PLACE dans votre vie pour ça.

Redonnez à votre vie sa vraie valeur.


La vie est une succession de carrefours, une succession de choix.

Si vous sentez que vous êtes à l’un d’entre eux mais que vous n’osez pas, n’hésitez pas à me contacter pour mieux prendre votre élan et foncer

Votre cœur connaît la bonne direction à emprunter!


Love,

Marina
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