L'isolement avec un conjoint "difficile"


Une des conséquences sournoises de ces couples, c’est qu’on se retrouve toute seule.

Comment ça se fait alors qu’on était bien entourée avant?


- Par les fonctionnements de monsieur, pathologiques of course!

- Et les fonctionnements que ça déclenchent en nous


1/ La non volonté de monsieur de recevoir ou de voir du monde puisqu’il n’aime pas les gens (voir post rapport à l’autre chosifié)


Donc lui ne propose rien. Quand il le fait on se demande ce qu’il va se passer.


Il ne souhaite pas venir aux sorties organisées par nos proches


Il refuse que nos amis viennent à la maison.

Même si ce n’est pas dit frontalement le message est très clair. Moi je regrettais mon appart où j’invitais comme je voulais.


Exemple d’échange de sms pour mieux saisir la subtilité du "oui mais non".

Conversation avant notre emménagement pour rencontrer des personnes présentes dans ma vie au quotidien qu’il n’avait toujours pas rencontré.



Nos amis on les défend, on leur garde la place, on insiste pour qu’ils viennent et pour les voir.


Et puis à un moment on abandonne l’idée de passer un bon moment à la maison alors on voit nos copines, seule, à l’extérieur.


Mais les scènes sont là aussi.

“Je suis inquiet que tu partes en weekend avec elle qui est célibataire, ça va te mettre des idées dans la tête.”


Pour nous décourager de voir nos proches il a des stratégies très efficaces:


  • reporter

  • dire que ce n’est pas le moment

  • carrément bouder

  • faire la gueule

  • nous mettre une pression de fou

  • se comporter de façon pas sympa avec nos invités voire carrément désagréable

  • avoir un bobo qui fait qu’on doit couper le séjour…


Forcément le vide se fait.


De notre côté, on coupe pour plusieurs raisons:


2/ La fatigue


Il y a des gens qui se ressourcent dans le lien à l’autre, et d’autres qui ont besoin d’être ressourcés pour être en lien avec l’autre.


Moi je suis team n°2. Introvertis bonjour ! 50% de la population fonctionne ainsi.

Voir des gens me fatigue, littéralement.

J’ai besoin de temps de ressourcement avant et après pour profiter de ces temps d’échanges.


Hors dans ce type de couple, il n’y a jamais de temps de ressourcement, pourtant nécessaires à notre équilibre. On est en permanence épuisée, à saturation, on cherche à se ressourcer, récupérer de l'énergie on ne sait plus de quelle façon.


Donc on cherche les moments seule pour tenter désespérément de récupérer une énergie qui ne revient pas puisqu’à côté l’autre continue à chercher la petite bête, nous pousse à bout en permanence, teste…


Nous ne sommes plus dispo pour rien d’autre. On est minée. Rides, cheveux blancs… sont arrivés chez moi pendant cette relation.

Avec en plus les nuits blanches, les pleurs, et prise de tête permanentes pour comprendre ce qu’il se passait dans ses réactions incompréhensibles. On s’éteint, on perd sa joie, on est vidée, plombée.


On n’a plus envie de rien, juste de récupérer.


L'isolement marque encore un point.


3/ Par honte de ce qu’on vit et par l’incompréhension de nos proches


Au début on va en parler avec les cops pour essayer de comprendre.

Elles ne comprennent pas ( en même temps tu m’étonnes qu’elles comprennent pas!).

On insiste.

Elles disent qu’on bloque sur détails, que ce n’est rien.

Donc on se tait et un gap se crée.


La loi du silence commence.

Ces moments où on s’ouvre deviennent rares.


Parallèlement, c’est dur d'en parler, car c’est comme si on était liée par un pacte de confidentialité de ce qu’il se passe dans l’intimité de la relation, et on a l’impression de trahir, de commettre un crime à le dénoncer.


Alors quand on parle de ce qui ne va pas, on va aussi le défendre, justifier ses mots et agissements et on remet la faute sur soi, on va encaisser plus.


Et comme on cache, dissimule ce qui se passe vraiment chez nous, les autres n'ont aucune idée de ce qui se déroule dans l’intimité.


Lors de l’emménagement, mon cousin a remercié mon ex de rendre sa cousine heureuse… Alors qu’il venait de me hurler dessus dans le camion du déménagement. Mais ça, personne ne le voit, c’est dans l’espace privé. Et on ne veut pas que ça se sache.


Ce ne sont pas des bleus que vous cachez, se sont vos larmes, vos bleus à l’âme.


Parce qu’on ne veut pas inquiéter les autres, parce qu'en parler rend la chose réelle, là on se dit que ce n’est rien, que ça passera, que ça ira.

Évidemment ça ne s'arrange pas.


Pendant ce temps, le vide continue de se faire


4/ Les pressions


Il joue la corde de la culpabilité, fait des crises qu’on voit nos proches et pas les siens mais il refuse d’inviter les siens. Donc en gros il nous demande de ne pas inviter les nôtres pour qu'on soit à égalité.


Quand vous invitez vos proches, vous avez le droit à des colères et hurlements, parfois juste avant qu’ils arrivent ou dès que la porte se referme sur eux.


Recevoir et garder une vie sociale a un vrai prix, qui coûte très cher. Voir nos amis est lourd de conséquences.


Et à un moment en nous aussi ça bascule.


C’est dur de prévoir du monde. Parce qu’on va en prendre plein la gueule et avec en plus toutes les crises et ascenseur émotionnel permanent qu'on vit, on ne sait pas dans quel état émotionnel on va être.


Et là encore, pour ne pas que ça se sache, on attend une meilleure période.

Alors on remet à plus tard les invitations, le temps passe et on se coupe de notre cercle.


Pendant ce temps lui poursuit son travail de sape. Il ravive et crée des conflits, pourri les bons moments


Il y a de telles conséquences à inviter nos proches, à sortir les voir, que ces moments supposés agréables deviennent (par ses crises, pression et comportements inadaptés) des moments pénibles, difficiles à gérer, donc qu’on limite.


Exemple sur les crises avec les invitations:


Ma grand mère de région parisienne aime passer ses étés sur la côte d’Azur. Cette année là, elle m’a annoncé qu’elle allait faire le trajet en voiture et que ça lui ferait plaisir de s’arrêter sur son trajet pour me voir.


Résumé: occasion rare de recevoir chez moi quelqu'un que j’aime

Sachant que ce trajet était exceptionnel, et sa venue aussi.

À 90ans, on ne pouvait pas trop compter sur les années à venir pour que ça se reproduise.


Réaction de mon ex conjoint : il a explosé quand je lui ai annoncé que je voulais recevoir ma grand mère à déjeuner à la maison. Il était furieux.

La raison? Ses parents devaient venir dîner le soir et c'était leur journée à eux.

Je ne voyais pas trop le problème mais il continuait de hurler, de râler.


Moi j’étais déterminée à la voir même si je devais l’emmener au resto pour ça.

Mais il m’avait quand même sapé toute joie de la venue de ma grand mère.


C’est comme ça aussi qu’on ne renouvelle pas les invitations car c’est insupportable ses réactions. A chaque fois, c’est la scène, le sketch, il râle. Je n'en pouvais plus, j'étais plutôt à vouloir éviter une scène.


Donc on ne rend pas les invitations de ceux qui nous ont invités.

Et on n’accepte même plus celles qui nous sont faites.


On ne comprend pas ce qu’il se passe, on se dit que c’est temporaire mais ça dure. Et au bout d’un moment quand on se dit que quand même c’est long et qu’on aimerait revoir nos amis, c’est dur de revenir comme une fleur.


Isolement, encore un point


A ça se rajoutent:


5/ Les critiques de monsieur sur nos proches et sur les siens!


Quand il ne fait pas la gueule et fait bonne figure, il est très critique quand les autres ont le dos tourné


Exemples:

- Lors d'un weekend où il rencontrait une amie proche et son conjoint, il me demandait avec insistance une fois sur place de rentrer plus tôt, ce à quoi je répondais que je ne pouvais pas faire ça sans abîmer le lien avec elle. Mais avec ses insistances, j'avais le cul entre deux chaises.

En remontant en voiture sur le départ une série de phrases sont sorties : “Je me suis senti très mal, je n’avais qu’une envie, c’était de partir, j’aurais eu honte de t’imposer ça”


- Après mon déménagement à propos d’une amie venue aider : “Ta copine elle a rien porté au déménagement, je ne l’aime pas”


- A propos d’un amis qu'il ne voulait pas voir “parce qu’il ne parle pas”


- Et d’une autre copine “ Celle là elle est bizarre”


- Ou encore pour une autre passée faire un truc sur son pc à la maison avec moi “J’étais pas à l’aise de vous entendre parler à côté”


C’est tout le temps, ça ne s’arrête pas, des petits pics lancés sans interruption dès qu'on côtoie des gens.


- Mais c’est aussi les enfants de ses amis qui “sont supers mal éduqués et ne remettrons jamais les pieds à la maison”


- La maison de ses amis "qui est dégueulasse", il aurait "honte de vivre dans un endroit comme ça", alors qu’ils avaient eu la gentillesse de nous recevoir chez eux (+ cuisiner végé pour moi!)


Les seuls gens qui "trouvent grâce" à ses yeux doivent remplir ces conditions:

- Etre un "chef"

- Etre utile

- Ne pas être menaçant pour lui

- Si possible être un homme


- Avoir le statut de “chef

C'est à dire faire parti des cadres, dirigeants et chefs d'entreprise, réussir au boulot mieux que lui et que ça lui semble un peu inaccessible.

C’est d'ailleurs via ce biais qu'il les présente :

- Lui a été élu meilleur bla bla de la région, sur une entreprise de xx personnes, il est vraiment bon

- Lui dirige une entreprise de 5000 personnes, il a une vision, tu vas vu sa maison !

Il aime l’image, le statut, la réussite, le pouvoir.

Si ça tombe, tout tombe. “L’admiration” pour la personne, le lien aussi.


Pour qu’il y ait une “relation”, il faut qu'elle soit très cadrée.

- Soit des rapports de boulot distants et superficiels

- Soit voir très peu la personne (une à deux fois l'année) et que la relation demande peu d’entretien (appels, sms etc)

Et là ça se passe

Il vit plus un fantasme qu’une amitié réelle mais c'est ce qui s’en rapproche le plus.


Il avait 2 copains qui rentraient dans cette case.


Les autres sont justes pratiques et doivent être disponibles.


Exemples:

Pour avoir un autre joueur car il ne peut pas jouer seul aux jeux de raquettes

Ou pour avoir un joueur de foot en plus sinon l'entrainement est annulé…


Le rapport à l’autre est “utile”.

Il n’y a pas de vrai respect ou de considération:

- Il ne sera pas là dans la difficulté, (au contraire, rappelez vous, il crée de la difficulté)

- Il ne s’adapte pas aux propositions de l’autre non plus. Si l’autre refuse sa proposition et propose autre chose, ça le met en rogne, il va chercher à accuser quelqu'un, de préférence, sa compagne s’il en a une:


- Sa belle sœur qui est "trop prenante" sur son frère, "à cause d’elle il a changé", car "maintenant il est centré sur sa famille" avec ses enfants, sa femme et belle famille, et n’est plus avec lui, "je ne sais pas ce qu'elle lui a fait, il n'étais pas comme ça avant".

Moi je la trouvais sympa comme belle sœur, on avait des conversations intéressantes.


- La copine de son pote, trop “accaparante” qu’il ne supportait pas et il tournait en boucle sur le sujet (sorry, je sais que tu me lis, rien à voir avec toi). Il la critiquait en disant que ça venait de moi. Franchement leur couple aurait pu en pâtir.


- Son pote qui ne se prononçait pas pour le voir, n’acceptait pas tous ses plans comme lui le voulait, en clair, qui n'était pas à sa botte.


Tous ces gens ont toujours été adorables avec moi. Certains m’ont même contacté après la découverte de mes posts pour m’envoyer leur soutien et se sont senti soulagé de mieux comprendre ses comportements.

Parce que c’est aussi inexplicable pour les autres en face ce qu’il se passe, ça crée aussi des plaies et ça fait des dégâts.


Il est incapable d’un rapport humain.

Il ne sait pas être en rapport à l’autre puisqu’il ne considère pas l’autre.

Il ne sait pas partager. Il ne sait pas entretenir une relation, se comporter avec un autre être humain en égal, ni accepter que l'autre soit différent de lui, partager des activités, de la joie, autres que boire de l’alcool ou fumer. Ni avoir le geste qui maintien le lien etc… il ne sait pas faire.


Par exemple pour l’anniversaire de sa mère tenez vous bien c’est incroyable comme truc, il lui a offert un bouquet qu’il m’avait offert 2 jours avant!!


Je vous raconte l’histoire:


Il avait fait une grosse crise ( il y en a eu tellement, je ne sais même plus le sujet). Pour moi ça avait vraiment été trop cette fois. Du coup le lendemain il est revenu avec un gros bouquet pour faire passer la pilule. (et après il avait râlé que je n’étais pas enthousiaste alors que quand même il me ramenait des fleurs) .


Ses parents venaient 2 jours après à la maison, date qui coïncidait avec leur anniversaire de mariage et l’anniversaire de sa mère.


Il n’avait pas eu le temps d’acheter des fleurs mais il avait eu le temps d’acheter du vin ( il offre ce qu’il a envie de consommer)


- “Ca va être fermé, comment je vais faire?! En plus la pauvre, ça compte tellement pour elle”.


C’est subtil comme il fait. Faire le malheureux, exposer un problème, appuyer sur votre côté Saint Bernard qui ne supporte pas un oisillon tombé du nid. Le tout en regardant le beau bouquet sur la table pour que ce soit vous qui suggériez l’idée. Ce que vous faite, après qu’il ait répété le schéma plusieurs fois.


- “Bah ya un bouquet là.

- “Oh mais t’es sûre, il faudrait pas qu’elle l’apprenne, ça lui ferait tellement de peine"…


Et c’est comme ça que 2 jours plus tard sa mère était touchée par l’immense bouquet qu’elle recevait. Bah oui il était gros, il avait vraiment merdé. Et comme ils repartaient juste après en camping car et qu'elle ne pouvait pas le garder, sa mère me l’a gentiment laissé pour que je profite de ces jolies fleurs. Elles étaient chargées les fleurs.

Par contre là encore, sa mère, ses parents, ont toujours été adorables avec moi.


Pendant que les gens le croient attentionné, nous en coulisse, on voit ce qu’il se passe. Mais il est hors de question de leur faire de la peine.


Par contre vous, votre rapport à l’autre est de plus en plus difficile car il utilise votre nom pour faire passer des messages qui ne viennent pas de vous!

Forcément là encore ça fout la merde et les gens prennent leurs distances, c'est logique.

- "Marina elle est pas à l’aise avec ta compagne"…

…Euh non… Lui n’aime pas la compagne parce qu’il ne peut pas voir son pote comme il veut “à cause d’elle”


Et puis il vous fait passer pour une chieuse.

- "Marina elle veut pas utiliser le micro onde" (à sa mère over bookée en cuisine qui cuisine en plus végé pour moi).

- "Marina elle a mal au dos, elle a mal dormi sur le matelas".


La distance avec les autres gagne encore des points.


6/ Tri drastique de vos proches "tolérés"


Enfin pour protéger son image aussi, il va choisir de tolérer dans son entourage les gens qui ne vont pas le mettre en danger: à comprendre, qui ne vont pas relever ses manèges et vont même l’admirer et le flatter.


Pour les autres, qui pourraient remettre en question son image et sont donc menaçants, c’est une véritable campagne pour les discréditer qui se met en place.


Exemples:


Mon ex n’aimait pas tous mes proches qui avaient flairé un truc pas net le concernant lui ou la relation.


Et vis à vis de moi, ça me fait toujours halluciner que la mère d’une amie (que je n’ai jamais rencontré !) vienne lire mes posts pour chercher les trucs suspects à y trouver (pendant que d’autres mère d’amis me recommandent à leurs amis et clients!).

Bah oui, thérapeute, ça fait peur quand même, elle risque de se faire démasquer.

En fait c’est déjà fait, mon amie aussi lit mes posts et a fait les liens toute seule.


Là encore, ça fait un vide


7/ On rentre dans la spirale d'évitement aussi


De notre côté en plus, un mécanisme chelou se met en place : on en arrive soi aussi à l'évitement.


Déjà bien isolée, dans un couple dysfonctionnel, il ne nous reste plus que notre conjoint ou plutôt l’image de la relation qu’on a, à laquelle on s’accroche.


Une partie de nous se rend bien compte que quelque chose déconne, mais une autre n’est absolument pas prête à le voir ni à l’entendre.


A ce stade, on va donc fuir les gens qui voient que ça ne va pas. Quand l’autre voit clair on panique du miroir qu’il nous renvoie à dire qu’il y a un vrai problème dans notre couple.

Parfois on se fâche avec ses amis qui ne “comprennent rien à notre relation et à notre conjoint”.

On protège sa relation, l’image qu’on en a envers et contre tout quitte à mettre de la distance, couper les ponts.


C'est vraiment très spécial le retournement de cerveau qu’on vit dans ces relations


On s’isole encore un peu plus.


Parallèlement, l’isolement du monde fait qu’on adopte de plus en plus la logique tordue de notre conjoint sur les autres, à savoir: que le monde est contre nous et qu’il faut s’en protéger.


Donc si les gens nous disent qu’il y a un problème, c’est parce qu’ils essaient de briser quelque chose qu'on essaie de faire marcher et qui nous rendrait heureuse.

Alors que non, ils sont vraiment inquiets.


A ce stade, on est en hyper protection et hyper réaction pour tenter de se protéger soi, son conjoint et son rêve de relation harmonieuse.


On préfère croire que ce sont nos amis qui ne captent rien plutôt que de dire il y a un problème dans son couple et avec son conjoint.


C'est la tentative ultime pour protéger ce pour quoi on a tout donné ces dernières années, on ne peut pas admettre que c'est perdu, qu'il n'y aura pas de retour sur investissement dans cette situation.


Et on fini par faire pareil: éviter ceux qui pourraient pointer qu’il y a un problème.


C'est une période très délicate sans lucidité aucune où j’aurais défendu mon couple bec et ongles de tous ceux qui essayaient de me faire ouvrir les yeux.


Exemple:


Un copine est apparemment dans cette situation actuellement.

On se connait depuis 4 ans. Elle qui est en temps normal joyeuse, avec des projets, qui ose, avec qui j’avais des échanges réguliers, était présente… est aujourd’hui clairement différente.


Depuis 2 ans je l’ai vu s’éteindre.

Je ne sais pas ce qu’il se passe. Je peux juste remarquer que c’est concordant avec le début de relation avec son gars.


Ce n'est pas une accusation, ce sont des observations.


Lui je ne le connais pas, je ne l’ai jamais vu en 2 ans, ce qui est d’ailleurs étrange.

Elle ne répond pas quand je lui demande comment ça va avec lui, reste évasive ou change sujet.


Sans être parano, ça renforce le sentiment de doute.

Ce que je lui exprime suite à un message d’elle agressif disant qu’elle se sent exclue de notre groupe.

Je lui fais part de mes observations, qu'elle est en retrait depuis un an, que j'ai l'impression que quelque chose ne va pas et que je me demande si c'est avec son conjoint, que peut être je me trompe, et que si elle a besoin de silence ou distance je le respecte mais que sinon je suis là.


Retournement de situation, elle répond qu’elle savait qu’on n’aimait pas son mec et qu’on n’acceptait pas sa relation, dit en résumé qu’on n’a plus grand chose en commun et quitte le groupe sans un mot.


...Faire style de ne plus être en résonnance dans une ultime tentative de sauver son couple, ou plutôt d’échapper au regard et aux mots de celles qui ont vu et s’inquiètent.


Le couple qu’on vit, n’est qu’un concept. La réalité n’est pas au rdv.

Ca éclatera tôt ou tard. Par une séparation ou une maladie somatisée.


Résultats:

On est isolée.

Notre monde ne gravite plus qu’autour de notre conjoint et de sa logique pathologique et les dégâts se creusent en nous.

On en vient à craindre les gens: qu’ils ne nous aiment pas vraiment, qu’ils soient étranges vu tout ce que notre partenaire dit sur eux, ou qu’ils veuillent nous faire du mal, finalement, qu'ils soient comme ce que notre cher et tendre nous impose dans l’intimité.


On est seule. On se sent seule.


C’est dur de briser cette spirale de l’isolement.

Car, à présent, l’autre nous fait peur, c’est une véritable anxiété sociale qui se développe et se renforce au fil de la relation.

Suite à cette expérience c’est dur de faire rentrer des gens à nouveau, la confiance en l’humain doit se réapprendre.


Pour moi c’est un sacré challenge de laisser quelqu’un m’approcher aujourd’hui, la confiance n’est pas encore revenue, j’ai besoin à la fois de présence et d’espace autours de moi.


Il faut s’accorder le temps, la patience, se faire accompagner.

Car ce qu’on a vécu, il faut le reconnaitre, est un traumatisme.


De plus, c'est dur de revenir la bouche en cœur auprès de nos amis de confiance car en nous persiste une sentiment de honte d’avoir failli au code amical de l’entretien minimal. Alors on pense à nos amis mais on ne les recontacte pas, par peur de leur réaction, par peur d’avouer les raisons de ce recul

On reste donc seule, pourtant il faut briser cette solitude.


Si vous êtes dans une situation similaire, renouez avec vos proches, expliquez ce qu’il se passe, mettez des mots sur les pressions.


Protéger votre mirage de couple ne vaut pas de saccager votre vie.


Des hommes biens, il y en a plein, vous en trouverez un avec lequel vous pourrez passer de bons moments avec vos amis et votre famille quand ce sera le moment.


En attendant, coupez avec lui, renouez avec les autres.


Je suis là si vous en avez besoin.


Marina



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